Le 1eavril démarre la campagne « Un mois sans supermarché », conjointement organisée par ConsomAction, Oxfam-Magasins du monde, le Collectif 5C, Financité et le réseau des monnaies locales. Avec une pointe d’autodérision et d’humour, la campagne a pour objectif de sensibiliser les consommateurs·rices à acheter plus local, durable et éthique en faisant le choix de se passer de supermarché durant un mois.
Avril, un mois sans supermarché !
Dans un monde qui vacille, goûtez les alternatives
Tandis que l’accord commercial UE-Mercosur menace de déferler sur nos marchés des produits issus de pratiques agricoles que l’Europe interdit à ses propres agriculteur·rices, que les conflits au Proche-Orient perturbent durablement les chaînes d’approvisionnement alimentaires mondiales et que les crises climatiques successives fragilisent la souveraineté alimentaire de populations entières, une question s’impose à nous : de quoi demain sera-t-il fait dans nos assiettes ? Pour la 3e année consécutive, démarre ce 1er avril le « Mois sans supermarché », une organisation conjointe de ConsomAction, Oxfam-Magasins du monde, le Collectif 5C, le Réseau des Monnaies locales et Financité. Avec une pointe d’autodérision et d’humour, la campagne invite les consommateur·rices à faire le choix, le temps d’un mois, de se tourner vers des alternatives alimentaires plus locales, durables et éthiques.
Ce n’est pas seulement un mois « sans », mais un mois « avec »
Loin de vouloir culpabiliser ou pointer du doigt une enseigne en particulier, ce défi collectif invite avant tout à s’interroger sur nos modes de consommation et sur le modèle dominant de la grande distribution. L’objectif : braquer les projecteurs, le temps d’un mois, sur des alternatives positives à un système qui use de pratiques commerciales inéquitables, exerce une pression constante sur les prix, pèse lourd sur l’environnement et la santé, et pousse à la surconsommation et au gaspillage.
Car bien plus qu’un mois « sans », c’est surtout un mois « avec ». Avec les maraîcher·es, les paniers de légumes, les épiceries de quartier et initiatives locales, les coopératives en circuit court, le vrac, les marchés, le commerce équitable, la seconde main, fonctionnant selon les principes de l’agroécologie et de l’économie sociale. Toutes ces alternatives ont en commun de prendre soin de la santé et de l’environnement des agriculteur·rices et consommateur·rices ; de garantir des filières transparentes favorisant la traçabilité des produits ; et de réinjecter les bénéfices dans des services à la société (l’humain avant le profit!).
Un contexte mondial qui rend l’action plus urgente que jamais
L’actualité récente donne un relief particulier à ce défi citoyen. L’application provisoire de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur annoncé fin février par la présidente de la Commission européenne, malgré l’opposition de nombreux États membres, ouvre la porte à l’importation massive de denrées alimentaires produites selon des standards environnementaux et sanitaires inférieurs à ceux imposés aux agriculteur·rices européen·nes. Par ailleurs, les conflits persistants au Proche-Orient, la guerre en Ukraine et les dérèglements climatiques qui s’accumulent rappellent avec force à quel point notre dépendance aux importations lointaines fragilise notre souveraineté alimentaire. Régulièrement,les agriculteur·rices bloquent les routes pour dénoncer un système alimentaire « à l’envers » qui ne permet pas aux agriculteurs·rices de vivre dignement et qui accélère la disparition des fermes.
Relever le défi du Mois sans supermarché, c’est s’ouvrir aux alternatives, car elles existent et elles sont multiples. Elles garantissent des revenus dignes aux producteur·rices tout en rendant accessible des produits alimentaires de qualité. Elles promeuvent des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et de la santé, en privilégiant des méthodes de production qui préservent les sols, la biodiversité et la qualité des aliments, sans recourir à des intrants chimiques nocifs. Enfin, elles instaurent une transparence totale et des liens directs entre les acteur·rices de la chaîne agroalimentaire et les consommateur·rices, en recréant du sens et de la confiance autour de l’acte d’achat. En garantissant un prix juste, en limitant les emballages superflus, en valorisant une production en circuits-courts, de saison et respectueuse de la santé, ces alternatives offrent des réponses concrètes aux défis économiques, environnementaux et sanitaires d’aujourd’hui.
Une campagne et des actions pour survivre, et s’épanouir !, sans supermarché
Tout au long du mois d’avril, la campagne de communication invite les citoyen·nes à relever le défi de se passer de supermarché pendant un mois. Un concours invite les consommateur·rices à prendre conscience de leurs supers pouvoirs et un « guide de survie sans supermarché » est disponible dans de nombreux commerces locaux participants et sur le site www.moissanssupermarche.be. À travers toute la Belgique francophone, de nombreux collectifs, associations et groupes citoyens proposeront également des actions et événements liés à la thématique. Toutes ces initiatives sont répertoriées sur le site.
Supports et informations
- Vidéo de promotion : https://youtu.be/ajsoPb27qds
- Téléchargement du guide de survie : Télécharger le guide
- Infos générales : https://www.moissanssupermarche.be
Contacts Presse :
Simon Laffineur, Oxfam-Magasins du monde
Téléphone: 0484/79.28.50
Email: simon.laffineur@mdmoxfam.be
www.omdm.be
Magali Guyaut, Directrice du Collectif 5C – Collectif des coopératives citoyennes pour le circuit court
Téléphone : 0497/04.62.56
Email: magali@collectif5c.be
www.collectif5c.be